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Bilan 2015 : Flops & Déceptions

Clap de fin pour 2015… Une année moins forte cinématographiquement parlant que la précédente mais avec 130 films vus cette année (sans compter les reprises ni les films vus en Festivals et qui ne sont pas sortis dans les salles), je pense avoir de quoi vous faire de nouveau un joli bilan.

Après un long article sur les personnalités ciné de l’année, il est venu le temps d’exposer les films qui m’ont énervé ou déplu. Et oui, les mauvais films, ceux que j’aurais mieux fait d’éviter… Faire un Flop est toujours plus difficile que de faire un Top. Faut-il parler des films qu’on attendait et qui nous ont terriblement déçus ? De ceux qu’on a estimé tout simplement très mauvais et qu’on préfère oublier ? Pour moi ce sont deux choses différentes mais importantes. C’est pourquoi j’ai pris la décision de vous faire un Flop 10 contenant les 10 plus mauvais films découverts cette année mais aussi un deuxième classement avec mes 10 plus grosses déceptions, qui ne sont pas forcément des mauvais films en soi mais dont j’attendais bien plus.

Flop 10

 

10. Lost River

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Lost River, premier film en tant que metteur en scène de Ryan Gosling, a fait beaucoup parler de lui depuis le Festival de Cannes 2014. J’ai tout de suite compris pourquoi le film avait autant divisé. Trop référencé et trop ambitieux, Lost River a fait plouf chez moi et je ne suis pas certaine que Ryan Gosling doive poursuivre sa carrière de réalisateur.

9. Joy

Joy

L’année dernière, c’est American Bluff qui tenait la 9ème place de ce Flop. David O. Russell fait preuve d’une belle régularité dans la médiocrité. Le metteur en scène a beau s’entourer de beaux castings, rien n’y fait, il ne sait pas raconter une histoire et parvient à tous les coups à énerver le spectateur. J’ai enfin pris la décision de ne plus aller voir ses films.

8. Cendrillon

Cendrillon

Disney avait réussi un joli coup en 2014 avec l’adaptation de Maléfique qui avait régalé le public et satisfait la critique. On en espérait autant de Cendrillon, surtout avec Kenneth Branagh derrière la caméra. Cette adaptation pique sérieusement les yeux. Et étonnamment, c’est sans doute la plus grande réussite du film (le visuel). Quel intérêt y’a-t-il à reprendre le conte de Cendrillon sans le moderniser un minimum ? On se serait bien passé d’une telle niaiserie.

7. Une merveilleuse histoire du temps

Une merveilleuse histoire du temps

Une merveilleuse histoire du temps revient sur la vie de Stephen Hawking, célèbre mathématicien anglais à qui on prévoyait une vie très courte du fait de sa maladie. Ça c’est ce qu’on nous vend. La vérité, c’est que le film est davantage l’histoire de sa femme, Jane, interprétée par la jolie Felicity Jones. James Marsh nous fait entrevoir les recherches d’Hawking (auxquelles on ne comprend absolument rien) ou la rencontre amoureuse du couple si bien qu’on ne sait pas bien pourquoi Jane s’acharne autant. Le problème est là, les sujets sont survolés, du coup les émotions aussi. Et le pire, c’est que ça gagne des Oscars…

6. Jupiter : Le destin de l’Univers

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J’attendais avec impatience le nouveau film des Wachowski après le beau Cloud Atlas. J’aurais pourtant dû me méfier de ce Jupiter Ascending, d’abord prévu pour l’été 2014 et qui a été repoussé. Certes sublime visuellement, le film enchaîne les clichés pour un résultat sans intérêt. Le duo nous avait habitués à bien mieux…

5. Magic Mike XXL

Magic Mike XXL

Et le doublé pour Channing TatumMagic Mike réussissait à nous surprendre en proposant une belle analyse de ses personnages pas si superficiels que ça. Un drame sous les traits d’une comédie en somme. Ici, plus rien de dramatique, Magic Mike XXL penche du côté de la comédie pure et dure, sans aucun intérêt si ce n’est les pecs de Channing. Une énorme désillusion. Restons focus sur le premier.

4. Une famille à louer

Une famille à louer

Lourd et pénible, Une famille à louer se suit très péniblement et ne parvient même pas à nous faire sourire. Les pauvres belges Benoît Poelvoorde et Virginie Efira sont prisonniers de cette comédie bien ratée.

3. L’art de la fugue

l'art de la fugue

Découvert au Festival de Cabourg il y a plus d’un an et demi, j’avais éprouvé un certain malaise devant L’art de la fugue tant le film me paraissait raté. J’espérais même qu’il ne prendrait jamais le chemin des salles de cinéma. C’est d’autant plus dommage qu’il rassemble un beau casting qui méritait bien mieux…

2. Les Chevaliers du Zodiaque – La Légende du Sanctuaire

Les chevaliers du zodiaque

Les Chevaliers du Zodiaque représente une bonne partie de mon enfance. J’étais fan, clairement. Quelle douleur en découvrant cette nouvelle adaptation qui résume en 1h30 des dizaines d’épisodes de la série. Pour ne rien arranger, les personnages sont insupportables et graphiquement, c’est laid. Résumé : Fuyez !

1. Cinquante nuances de Grey

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Je ne m’attendais à absolument rien en allant découvrir Cinquante nuances de Grey et pourtant, le voilà en Number One des Flops. Le livre était extrêmement mauvais, le film est du même niveau. Ridicule, zéro alchimie entre les acteurs et même pas sexy. Bref, un seul suffira, merci.

N’oublions pas pour autant ces autres petites pépites qui n’ont pas pu entrer dans mon Flop, mais sont quand même sérieusement à éviter : Pyramide, Docteur Frankenstein, Le talent de mes amis, Diversion, Poltergeist

 

10 (grosses) Déceptions

Au cas où vous n’auriez pas lu l’intro, je répète, les films ci-dessous ne sont pas des mauvais films, mais des films dont j’attendais plus ou autre chose et qui m’ont donc beaucoup déçue.

 

10. It Follows

It Follows

Découvert à Deauville 2014, je plaçais beaucoup d’espoir en It Follows, coup de cœur de bon nombre de cinéphiles à Cannes 2014. Si l’ouverture m’a complètement terrorisée, l’horreur s’est arrêtée là et a fait place à l’ennui. Je n’ai pas réussi à suivre, malgré le titre du film. Peut-être faut-il lui donner une seconde chance…

9. Love

Love

Tout ça pour ça ? Le nouveau film sulfureux de Gaspard Noé d’abord interdit aux moins de 16 ans puis aux moins de 18 ans. Si l’idée d’allier grands sentiments et érotisme était très bonne, le développement n’est pas à la hauteur. Long et prétentieux, Love ne mérite pas tout le bruit qu’il a suscité.

8. Les nouveaux héros

Les nouveaux héros

Grosse attente du début d’année, Les Nouveaux Héros est arrivé en France avec une bonne presse (le film a fait un carton aux States fin 2014). Ce Disney labellisé Marvel m’aura pourtant laissée sur ma faim malgré le personnage très attachant qu’est Baymax. Du Marvel pour petits pas hyper original.

7. Big Eyes

Big Eyes

Si il se laisse agréablement suivre (malgré un Christoph Waltz insupportable), on se demande où est passée la patte de Burton avec ce Big Eyes fadasse… Faire autre chose et se renouveler : oui, faire du passe partout : non.

6. Nos Futurs

Nos Futurs

Autre belle déception, Nos Futurs, le nouveau film de Rémi Bezançon, celui à qui nous devons Le premier jour du reste de ta vie. Un film dont il est difficile de parler sans trop en dire. Même si la fin remet tout le film en cause, que la première heure m’a paru longue et mauvaise…

5. À la poursuite de Demain

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Restons chez Disney avec À la poursuite de Demain, un film SF familial très prometteur porté par George Clooney et dont les premiers extraits envoyaient du lourd. Si la première partie du film promettait le meilleur, la suite tombe un peu à plat et complique les choses pour rien. On comprend un peu mieux pourquoi quand on découvre que Damon Lindelof (Prometheus) a co-écrit le film…

4. Everest

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Commençons par le positif. Visuellement, je n’ai pas grand chose à redire, Everest est impressionnant, j’en ai pris plein les yeux pendant 2 heures. Mais on est en droit de se demander si Kormakur n’a pas pensé qu’à ça en préparant et tournant son film tant le reste semble abandonné. Pendant la première heure, il nous dresse les portraits de personnages auxquels on ne parviendra jamais à s’attacher. Quand vient donc l’heure de la catastrophe, on ne ressent absolument rien…

3. Sicario

Sicario

Denis Villeneuve nous a régalé ces dernières années avec des films complexes et dérangeants comme Prisoners et Enemy. J’en attendais autant de Sicario, son nouveau film présenté en compétition à Cannes avec Emily Blunt, Benicio Del Toro et Josh Brolin. Après une ouverture poignante et glauque à souhait, Sicario a malheureusement pris une direction que je ne souhaitais pas, celle de la lutte contre le trafic de drogue. Clairement, le genre d’histoires qui m’a toujours ennuyé au plus haut point. Quand, en plus, on se retrouve dans la peau du personnage joué par Emily Blunt, qui ne comprend pas grand chose à ce qu’il se passe, l’ensemble nous semble très confus et très lent… Certes, il n’y a absolument rien à dire si ce n’est Waouh à la réalisation de Denis Villeneuve mais j’aurais préféré qu’il nous emmène une fois de plus dans un thriller psychologique. Sicario, ce n’était simplement pas pour moi.

2. Crimson Peak

Crimson Peak

Guillermo Del Toro fait partie de ces réalisateurs qui ne déçoivent jamais. Ou plutôt, faisait partie… Si je ne trouve rien à redire au travail esthétique gothique à souhait de Crimson Peak, qui oublie lors de nombreuses scènes, j’ai par contre bloqué sur le scénario, d’une nullité sans nom et à peine digne d’un téléfilm.

1. Knight of Cups

Knight of Cups

Rogner ne serait-ce que de quelques millimètres une image issue d’un film de Malick est une épreuve douloureuse. Oui car absolument tous les plans, toutes les images de Knight of Cups et plus généralement des œuvres de Malick transpirent le génie. Et c’est bien ça qui m’énerve. Quel gâchis ! Le cinéma de Malick devient de plus en plus abstrait de film en film. Si c’est toujours intéressant de laisser au spectateur une part d’interprétation, ici, c’est bien nous qui devons monter une histoire de toute pièce. Knight of Cups parle de tout et de rien à la fois. C’est une suite d’images, certes magnifiques, sans queue ni tête. Je me suis même demandée si le but de Malick n’était pas de nous ennuyer un maximum. Moins les spectateurs comprendront son cinéma, plus il sera satisfait ? C’est l’impression que j’ai en constant son évolution. Tellement rageant.

Mais aussi d’autres déceptions, que je n’ai pas pu faire entrer dans ce classement : Every thing will be fine, Inherent Vice, While we’re young, Le Petit Prince, The Duke of Burgundy, Avengers – L’ère d’Ultron, Divergente 2, Dear white people, Souvenirs de Marnie, L’affaire SK1.

One Response to “Bilan 2015 : Flops & Déceptions”

  1. Natieak dit :

    Et dire que je n’ai toujours pas vu Everest. Je dois dire que l’affiche m’avait attiré mais pas eu le temps d’aller le voir au ciné!

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