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The Revenant d’Alejandro González Iñárritu

The Revenant

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Iñárritu a marqué l’année cinéma 2015 avec son multi-récompensé Birdman. Film monté en un seul (faux) plan séquence. Un tour de force technique emmené par un casting génial d’Emma Stone à Edward Norton en passant par le revenant Michael Keaton (tiens tiens).

Cette année, le réalisateur nous propose de nouveau un grand film. Un instantané classique porté par un Leonardo DiCaprio hypnotisant de charisme. Pour la seconde année consécutive, Iñárritu déboulera sur le red carpet des Oscars comme grand favori dans de nombreuses catégories. Et peut-être plus encore que l’an passé, il me parait évident qu’il ne repartira pas les mains vides.

Pourtant, l’histoire de The Revenant est on ne peut plus classique. Grosso modo, un mec un peu bizarre est laissé pour mort par un salaud en pleine montagne après avoir été attaqué par un ours et avoir vu mourir un être important mais sa soif de vengeance lui permet de se raccrocher à la vie… Voilà, rien de fou sur le papier.

Ce serait pourtant dommage de résumer The Revenant avec ces 3 lignes. Ce serait oublier DiCaprio donc, impeccable, ainsi que Domhnall Gleeson et Will Poulter, seconds rôles de choix (non je ne citerai pas Tom Hardy, à la limite de la caricature, encore une fois), la beauté de la photographie ou la force de la mise en scène d’Iñárritu.

Par de nombreuses scènes, The Revenant rappelle Malick à son meilleur. Comment ne pas penser à Le Nouveau Monde ? Voix off, plan naturel incroyable et une histoire qui nous ramène vers les limites de l’homme. Avouons qu’être comparé à du Malick, c’est pas mal, non ?

Avec The Revenant, Iñárritu prouve encore une fois qu’il est l’un des plus grands metteurs en scène de son époque. Son western, malgré sa dureté physique et psychologique, se vit comme une épreuve et laisse des traces indélébiles sur un spectateur qui se surprend à en redemander. Du beau et grand cinéma !

Ma note

 

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