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Brooklyn de John Crowley & Paul Tsan

Brooklyn

Dans les années 50, attirée par la promesse d’un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays… Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays… et entre deux hommes.

Avec ses 3 nominations aux Oscars, Brooklyn a piqué ma curiosité. Le côté romantique, le casting et John Crowley (à qui on doit le sublime Boy A sorti en 2007) ont fait le reste. Tiré d’un roman de Colm Tóibín, Brooklyn raconte l’histoire d’une jeune femme qui doit choisir entre ses origines irlandaises et son avenir new-yorkais. Si le film est reparti bredouille de la cérémonie qui s’est tenue fin février, vous feriez quand même bien de vous y attarder…

Ce qui saute d’abord aux yeux, c’est la beauté des décors, des costumes et de la photo. Une esthétique quasi parfaite gâchée par 2 ou 3 fonds verts mal camouflés. De cette élégante mise en scène découle une tendresse et une délicatesse qui donnent envie de regarder le film depuis son canapé avec un plaid et un chocolat chaud. Un aspect cocooning qui permet de mieux digérer et accepter les thèmes durs abordés, du deuil à l’éloignement.

Une autre force de Brooklyn est sa capacité à nous embarquer dès ses premiers instants en créant un lien de familiarité avec Eilis, le personnage principale. Dès lors, toutes les épreuves qu’elle aura à traverser deviennent personnelles. Cette connexion établie d’emblée avec le public doit beaucoup à l’interprète d’Eilis, l’irlandaise Saoirse Ronan, d’une justesse et d’une grâce incroyables (d’autant plus pour son jeune âge). Étonnant également de voir à quel point elle nous parait de plus en plus belle le film avançant. Une autre preuve de l’attachement au personnage, sans doute.

La jolie Saoirse Ronan n’est pas seule dans ce bateau et le reste du casting est tout aussi bon, à commencer par ses prétendants Domhnall Gleeson (toujours aussi parfait et décidément un gage de qualité) et Emory Cohen (révélation du film).

Attention tout de même aux fans de films romantiques. Bien sûr, Brooklyn est un summum du romantisme, mais la publicité est un peu mensongère et en aucun cas le personnage n’est partagée entre deux hommes. Je préfère vous le dire, car c’est sans doute le seul élément qui m’a déçue.

Bref, si vous aimez les mélo de haute volée, vous n’avez pas le droit de passer à côté de Brooklyn, très beau film qui aborde un tas de sujets sensibles comme l’immigration, le deuil ou l’éloignement familial enveloppés dans une superbe couche de délicatesse. Et si ce n’est pas votre genre, allez-y quand même, vous risquez bien d’être surpris.

Ma note :

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